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L’alpage Kirghize

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Estivage du bétail à 3000m d’altitude

L’aridité des terres kirghizes s’impose au quotidien des campagnes. Elle est due au climat continental qui implique des chaleurs torrides, sans aucune pluie durant les mois d’été. Dans les vastes étendues de collines bordant les plaines, les terres déploient leurs couleurs sans qu’aucune végétation fraîche ne vienne masquer le tableau que parfois elles dessinent avec goût. Le bétail qui y subsiste est habitué à manger l’herbe sèche: du foin sur pieds toute l’année. Seuls croissent quelques arbres et buissons dans certaines combes, là où l’eau coule depuis les sommets. Les villages se trouvent à proximité. Pour observer de la végétation plus ou moins fraîche, il faut prendre de l’altitude et se réfugier sur les versants ombragés pour trouver quelque forêt.

Dans les collines bordant les plaines, les terres déploient leurs couleurs sans qu’aucune végétation fraîche ne vienne masquer le tableau
Sur la route de Churkunchark

À 3000 mètres d’altitude, dans une vaste cuvette guère creusée s’étend un beau lac bleu. On trouve de l’herbe verte en suffisance sur les rives du lac Song Kull et de nombreux troupeaux de bestiaux, vaches, chevaux ou moutons y passent leurs mois d’été.

Estivage du bétail à plus de 3000m d’altitude
De nombreux troupeaux de bestiaux, vaches, chevaux ou moutons passent leurs mois d’été
sur les rives du lac Song Kull

Le voisinage du lac abonde de vie: tout le monde est au Jailoo, l’alpage kirghize, pour deux ou trois mois d’été. Les propriétaires ont dressé leur yourte à proximité d’un point d’eau, où jouent les enfants sous l’oeil des femmes occupées à leurs tâches quotidienne. Ici on trait les vaches, là on baratte le beurre ou l’on bat le lait de jument fermenté dans une peau tannée ou un tonneau. On fabrique ainsi la boisson préférée des kirghizes, le Koumiss, légèrement alcoolisé, que toute la famille consomme avec plaisir. Je m’approche d’une yourte pour demander mon chemin. Très vite femme et enfants se réunissent autour de cet hôte d’un moment et me sert la galette de pain – Lipiochka – la confiture de framboises et même du beurre fraîchement battu. Avec l’inévitable bol de Kumiss: difficile pour eux d’imaginer que je ne puisse aimer leur boisson préférée. Tout visiteur est invité à boire un bol de ce breuvage quelque peu acide, sans faire la grimace pour honorer l’hospitalité des Kirghizes. Il me rappelle le thé au beurre de yack des plateaux tibétains, qui m’avait fait grand bien lors d’une grosse fatigue de par les vitamines qu’il contient et les sels minéraux qu’une nourriture peu variée ne saurait apporter.

Très vite femme et enfants se réunissent autour de moi et elle me sert la galette de pain
Le voisinage du lac abonde de vie: tout le monde est au Jailoo, l’alpage kirghize, pour deux ou trois mois d’été.

Les troupeaux de chevaux ou de moutons sont conduits à cheval par le jeune garçon de la famille, souvent avec l’aide d’un chien. On connaît le loup dans ces contrées; chaque soir les prévoyants réunissent leurs moutons dans un parc à proximité de la yourte et profitent pour traire les femelles non suivies. Vers la mi-août les chefs de famille et les forces vives vont abandonner l’alpage et descendre faire les foins en prévention du long hiver. Les yourtes restent autour du lac jusqu’à la mi-septembre, leurs habitant bientôt chassés par la neige et le froid.

Les troupeaux de chevaux ou de moutons sont conduits à cheval par le jeune garçon de la famille

Ce lieu typique est fort couru par les touristes qui viennent passer une ou deux nuits dans les hôtels provisoires aménagés par les tours opérateurs. Séjour dans une yourte, repas typique sous forme de « Plov » un ragoût de boeuf ou de mouton accompagné de légumes, spécialité kirghize parfois – seulement, tourisme oblige – accompagnée de Koumiss. Et l’on voit parfois un cycliste dûment équipé parcourir la route de terre en direction des cols voisins et croiser un troupeau de brebis et leur berger à cheval. Tableau kirghize.

Passage des participants à la Silk Road Mountain Race au lac Song Kull
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Silk Road Mountain Race: l’endurance au superlatif

Silk Road Mountain Race 2019

Quels peuvent être les sentiments du Suisse Handy Buchs alors qu’il assiste, impuissant, au départ de ses 136 collègues, mais néanmoins concurrents sur une colline dominant Bishkek? Il s’est préparé durant six mois à la course la plus dure au monde, la Silk Road Mountain Race, mais son vélo s’est perdu quelque part entre Moscou et Bishkek. Si les choses tournent bien, il retrouvera son VTT à l’aéroport dans l’après-midi et pourra prendre le départ avec une demi-journée de retard. Qu’est-ce qu’une demi-journée si vous disposez de quatorze jours pour effectuer, tenez-vous bien, les 1’710 kilomètres et les 26’000 mètres de dénivelé positifs que propose ce parcours sur les routes de terre, les graviers, les pierriers et les cols de la chaîne de Tian Shan, en plein Kirghizistan? Le tout en parfaite autonomie: vous et votre seul vélo. L’an dernier, un petit 30% des concurrents seulement a atteint l’arrivée.

Le parcours de l’édition 2019 de la Silk Road Mountain Race
Les concurrents disposent de quatorze jours pour effectuer en parfaite autonomie les 1’710 kilomètres et les 26’000 mètres de dénivelé ascendants que propose ce parcours sur les routes de terre
Le départ est le seul moment où l’on peut photographier plusieurs concurrents sur le parcours. En arrière-plan Bishkek

Ne participe pas qui simplement le souhaite: la sélection se fait sur dossier. À voir les équipements lors du contrôle technique, rien ne s’improvise pour affronter les températures de ce mois d’août: entre 30° et -10° durant les bivouacs, les cols élevés, certains franchissant la limite des 4000 mètres, et le tracé tortueux. Impossible de s’y retrouver sans la navigation au GPS que fournit le prestataire Komoot . Si les choses tournent mal, les coureurs disposent d’une balise spot qui indique leur position, si ils sont encore en course ou si ils abandonnent. À eux alors de se débrouiller pour rejoindre une localité; on ne peut guère compter sur des secours au Kirghizistan. La parfaite autonomie est la règle de cette course hors-norme sur laquelle aucun concurrent n’a le droit de demander quelque aliment ou boisson aux gens du lieu. Par contre si il se la voit offerte, il peut en profiter. Vu la convivialité légendaire des Kirghizes habitant les montagnes, nul doute que de belles rencontres devraient avoir lieu.

Les seuls aliments condensés ne sauraient suffire

À observer les poches bourrées d’aliments qui équipent les vélos et les vêtements, les concurrents sont parés au pire. Mais le poids est une barrière qu’ils ne peuvent repousser sans conséquences. J’ai soulevé le vélo du vainqueur de l’an dernier, l’américain Jay Petervary: il ne pèse guère plus que mon vieux Muddy Fox des années 90! À ses dires, ce n’est pas l’équipement qui prime dans de tels défis, mais la tête et les capacités d’affronter les conditions changeantes de la montagne en parfaite autonomie. Par où passe l’itinéraire? Dois-je dormir ici, forcer l’allure pour franchir le col de nuit, m’arrêter ou me ravitailler en route? Poursuivre, pédaler sur la piste sans fin. Porter et pousser son vélo dans certaines montées trop abruptes, traverser des rivière à gué. Le psychisme joue un rôle prédominant, de même que la débrouille pour le bivouac improvisé avec son seul sac de couchage et son réchaud, quelque part dans une vallée Kirghize.

Rien ne s’improvise pour affronter les températures kirghizes de ce mois d’août: entre 30° et -10° durant les bivouacs, les cols élevés, certains franchissant la limite des 4000 mètres, et le tracé tortueux.

Pour comprendre un peu mieux la difficulté de cette vraie aventure, lisez l’interview de Jay Petervary: « You must be fully prepared and self-supported to take on this route, which is not attractive to most bikepackers. I slept three or four hours most nights. One night I slept a little more while waiting for the sun to hit my face since everything had frozen overnight. The last night I didn’t sleep at all. I went about 36 hours straight to reach the finish! » C’est qu’il devait absolument prendre l’avion le soir-même de sa victoire…

Jay Petervary, vainqueur de la première édition de la Silk Road Mountain Race: notez ses équipements de navigation
Plus de dix jours de solitude sur son vélo dans des décors sauvages
Le seul tandem de la course est en mains britanniques: Richard et Shona
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À l’abri de l’étoile du Nord

Le glacier en partie rocheux de Adougene, parc de Ala Archa

Il est un lieu poignant sur le chemin du glacier Adougene, dans le parc national de Ala Archa. À l’abri d’une forêt de pins dispensant une ombre bienvenue dans les chaleurs d’été se trouve un espace de recueillement que seul trouble le bruit lointain de la rivière.

Le cimetière des alpinistes situé en bordure de la vallée accédant au glacier d’Adygene

Ainsi placés à l’abri de l’étoile du Nord, neuf corps d’alpinistes disparus y reposent au côté d’une trentaine de monuments évoquant la mémoire d’autres alpinistes morts en montagne. Belle initiative que ce lieu du souvenir, en lieu et place de plaques commémoratives difficilement accessibles parce que disséminées dans les montagnes.

La stèle de l’étoile du Nord

Sous l’épitaphe « Le refuge ultime ne peut que se situer dans les montagnes, » une triple pyramide de marbre domine l’espace: dénommée « la couronne de Ala Archa » elle supporte des plaques de marbre aux noms des disparus plus récents. Dominée par le Pik Korona qui culmine à 4691m, le triple monument dessine la couronne de sommets qui fait face au mémorial. La couronne est coiffée de la cloche du camp légendaire de Rynda, dans la vallée, où campaient les alpinistes kirghizes avant les constructions récentes.

« Le refuge ultime ne peut que se situer dans les montagnes »

La fédération kirghize d’alpinisme et d’escalade a initié cet endroit d’hommage et de recueillement en septembre 1964, lors du décès de Vladimir Kurgashev, l’un des neuf alpinistes enterrés dans ce cimetière. Chaque année le 14 septembre, elle rend honneur à ses membres disparus dans les montagnes du monde, certains aux confins de la Russie, sur le Pik Pobeda, d’autres dans les montagnes du massif. L’honneur à l’un deux n’a pas droit au périmètre délimité, car il rappelle la mémoire d’un jeune alpiniste qui aurait de lui-même tranché la corde pour ne pas entraîner ses compagnons de cordée dans la mort.

Près de la cabane Priyut Ratseka, au pied du Pik Teke-Ter, 4479m

Et comme toujours, la belle Ala Archa reçoit les alpinistes, vivants comme défunts.

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Une nuit de pétards

23h tout proche de Ala-Too Square, au centre de Bishkek. Au début, on aurait pu croire à des fêtards célébrant la victoire à la fin d’une compétition sportive. Ou à un feu d’artifice, mais sans fusées montant haut dans le ciel. En fin d’après-midi les conseils de l’ambassade étaient formels: ne pas sortir de la ville, surtout pas en direction du Sud, éviter les lieux publics et les rassemblements de foule. Nous voilà plongés dans le bain pour notre première semaine en terre kirghize…

Agitation nocturne dans les rues proches de la place Ala-Too

Les pétards gagnent en puissance, de vraies bombes assourdissantes; les cris deviennent enragés: dommage que je ne comprenne pas le kirghize. Des projectiles fendent l’air. À l’abri du haut de mon huitième étage, je dois m’en méfier. Le carrefour s’anime, plus aucune voiture ne circule, les gens courent sur le trottoir, dans un sens, puis dans l’autre, repoussés par des grappes de gendarmes et leurs gaz lacrymogènes. Dans une certaine confusion, vraisemblablement à court de pétards, des individus entassent des containers au-milieu de la rue, enflamment les ordures avant d’en faire une barricade. Derrière un rideau d’arbres les gendarmes avancent et repoussent les manifestants. Ils finiront par les disperser dans un lointain concert de pétards. La suite et les explications se trouvent en Russe sur les réseaux sociaux; recours aux logiciels traducteurs.

Les partisans de Almazbek Atambaïev, l’ancien chef d’État accusé de corruption et d’acquisitions illégales, manifestent leur réprobation en cette nuit de pétards. La nuit précédente, une première tentative d’arrestation a fait une cinquantaine de blessés, de part et d’autre et causé le décès d’un chef des forces de l’ordre. Cela s’est passé près de la capitale, devant sa résidence située dans le village de Koï-Tach. Il y a quelques heures en cette seconde nuit, l’ancien président vient d’être arrêté; il a rendu les armes. Mais pas ses partisans. La corruption et les conflits personnels avec le président actuel, Sooronbaï Jeenbekov, constituent l’arrière-plan de ces tensions qui sont loin d’être apaisées. On craint l’embrasement et les conflits entre ethnies dans cette république déjà secouée par deux révolutions en 2005 et 2010.

Ce matin, les enfants jouent dans je jardin de la garderie en contrebas…

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Vie trépidante au bazar d’Osh

Foison d’odeurs et de couleurs

Bishkek compte de nombreux supermarchés, magasins et échoppes de tous genres, mais deux bazars permanents. Celui de Dordo où se rend la population aisée du centre de la capitale, et le grand bazar d’Osh, à l’ouest de la ville, où s’activent quantités de marchands et de clients de toutes provenances.

Vidéo à découvrir ici

Les échoppes se côtoient en rangs serrés autour de ruelles étroites; les porteurs y faufilent leurs remorques à deux roues à coups de cris leur servant de claxon. Le bazar fourmille de vie trépidante voire calme, suivant la halle et l’heure du jour. S’en dégagent de profondes odeurs d’épices, de légumes ou de viandes, de chaussures ou de vêtements, de farine et de fruits frais.

Des patates à profusion

Dans une halle les marchands remplissent des bouteilles de PET de graines de tabac à sucer, une vendeuse entasse ses légumes en tas bien ordonnés et chiffrés, un homme trie les mauvais parmi les fruits secs, un autre déplace et remplis ses sacs d’épices. Une salle est réservés aux meuniers qui acheminent directement leurs sacs de farines jusqu’aux boulangers. Ceux-ci confectionnent la fameuse Лепёшка, (prononcer « lipiochka ») une croustillante galette de pain frais. L’homme habile de ses mains colle les galettes de pâte humide sur les parois d’un four à bois; il attend que, bien dorées, elles menacent de tomber dans les flammes pour les ressortir et les mettre directement à l’étalage. Décorée de quelques graines de cumin, elle sait ravir les palais.

Les fameuses Lipiochki cuisent, collées aux flancs du four
Croustillantes à choix

La halle réservée aux bouchers est accessible depuis l’extérieur; les camionnettes y amènent toutes sortes de carcasses que les hommes débitent sur place à la hache, sous le regard critique des clients connaisseurs en la matière. On juge la viande d’agneau, de mouton ou de cheval, de boeuf rarement, à sa consistance et à sa couleur. Ce petit monde de matière premières fourmille malheureusement de sacs plastiques en tous genres, âmes écologistes s’abstenir…

Dans la halle des bouchers
Dans la capitale Bishkek
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La relève de la garde

Palais du parlement et statue de Manas sur la place de Ala Too

Ala-Too Square, aux pieds de Манас дастаны, l’Épic de Manas évoquant les luttes fratricides du XVIIe siècle entre Turcs et Mongols: 1,2,3,4… Lancers de jambes aériens malgré la chaleur harassante: 1,2,3,4…

Vidéo de la relève de la gardes a lieu toutes les deux heures

Relève de la garde sur la place historique bordée du parlement kirghize, sous le grand hauban du drapeau national. À quelques pas de là, petits et grands s’adonnent à des jeux d’eau dans les nombreuses fontaines de ce vaste espace public.

Lever du soleil sur la vaste plaine de Bishkek

La Bishkek officielle m’accueille ce premier week-end d’août, traînée par une circulation moins dense que les jours de semaine, m’assure-t-on. À l’aube de ce premier jour sur terre Kirghize, un soleil rouge dévoile la ville plate à loisirs. 

Quelques hautes tours ne parviennent pas à masquer les montagnes voisines qui culminent, déjà, à 4800 mètres… comme le Mont-Blanc. 

Au Sud de la capitale culminent des sommets de 4800 mètres

On me dit aussi que ces tours ont modifié le micro-climat de la capitale, empêchant les courants de balayer la plaine de sa pollution. Effectivement, au fil d’heures de plus en plus chaudes, les montagnes se dissimulent derrière une brume jaunâtre. Cédant le pas au monstre dénommé trafic, les arbres bordant certaines avenues ont été coupés. Malgré tout Bishkek demeure une ville verte en comparaison de nos métropoles européennes. De vastes parcs aèrent la métropole d’un million d’habitants, de même que le bel axe Nord-Sud d’Erkindik Boulevard; les gens de Bishkek profitent des nombreux bancs publics sous de grands arbres soignés par la municipalité qui y installe un système d’irrigation automatique. L’eau ne manque pas avec les massifs montagneux bordant la ville au sud. 

L’eau ne manque pas avec les massifs montagneux bordant la ville au sud

Mais les chênes souffrent d’une maladie pernicieuse qui en jaunit le feuillage dès le printemps. Pas encore habitué à la chaleur sèche du climat continental – le thermomètre atteint les 40° depuis un bon mois sans qu’aucune pluie ne vienne alléger l’atmosphère – je me réfugie dans un intérieur climatisé. Bonjour Kirghizistan!

Voyage familial en 2011

En automne 2011, j’ai eu l’occasion de découvrir ce pays montagneux en compagnie de mes enfants, Gaëtan et Montaine. Cette dernière a réalisé quatre petites multivisions relatant ces vacances, dont vous trouvez un condensé ici.

Compte-rendu en images d’un voyage au Kirghistan avec mes enfants en 2011

Qui suis-je?

Guide de haute-montagne en Valais, dans les Alpes suisses, je suis photographe professionnel et réalise également quelques films consacrés à mon pays et aux gens qui l’habitent. J’ai rédigé et illustré plusieurs livres sur mon pays, parus aux éditions Slatkine. Plus de renseignements sur www.frperraudin.ch ainsi que sur www.valaispassions.ch

Partant pour une durée de quatre ans en Asie Centrale avec ma compagne, je souhaite partager ma découverte du peuple kirghize et des montagnes de ce vaste pays, inciter mes lecteurs à partager les moments forts de mon séjour et leur faire découvrir de nouveaux horizons.

Mes posts sous forme de photographies, de récits ou de petits films agrémenterons le parcours d’un guide suisse au Kirghizistan. Si je rends compte publiquement de mes expériences, c’est aussi pour inciter mes lecteurs à arpenter à leur tour ce vaste pays, en totale indépendance ou sous la conduite de circuits thématiques que je compte mettre sur pieds une fois ma connaissance de ce pays suffisante.